Les articles


Mai 2014


C’est ici que ça se passe!

Même s’il n’a pas toujours porté ce nom, le rodéo existe depuis fort longtemps, et ce, partout sur le continent où il y avait des chevaux.

C’est au début du siècle dernier qu’est apparu en Amérique du Nord une nouvelle race de cavalier; le cowboy. À l’époque, ce dur travailleur était engagé comme homme de main dans les ranchs. Il débourrait les chevaux sauvages, rassemblait les troupeaux et marquait le bétail. Dès que l’occasion se présentait, les cowboys d’un même ranch ou ceux des ranchs aux alentours se mesuraient entre eux dans des épreuves dérivées de leur travail. D’une région à l’autre, les épreuves variaient. Parfois il s’agissait d’attraper des veaux au lasso, parfois de monter des chevaux non débourrés et ainsi de suite. Un jour on décida de regrouper ces différentes épreuves pour en faire un concours qu’on appellera “RODÉO”, ce qui signifie rassemblement en mexicain.

Aujourd’hui, le rodéo a pris ses lettres de noblesse pour devenir un sport à part entière. Les cowboys qui y participent ne sont plus forcément des hommes qui travaillent dans les ranchs mais, des athlètes courageux et téméraires qui connaissent bien les chevaux et le bétail et qui, d’un rodéo à l’autre, accomplissent des exploits et des performances à vous couper le souffle. Comme tous les sports de haut niveau, le rodéo demande un investissement total de la part du compétiteur, et les titres de champion ne se gagnent qu’au prix d’efforts permanents et de grande volonté. Je vous l’assure, c’est un spectacle excitant et riche en émotions qui vaut largement le déplacement.

C’est au parc du Grand Héron, du 27 au 29 juin que sera présentée la 15e édition du Rodéo de Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Primé à maintes reprises pour la qualité de son organisation et pour son ambiance, ce spectacle des plus extrêmes saura captiver tout autant la famille que les amateurs de sensations fortes.

Le Club des Cavaliers de Ste-Catherine est fier de compter plusieurs de ses membres parmi les concurrents. Certains performeront lors des épreuves de rodéo alors que d’autres démontreront leur adresse dans les classes de gymkhana ou lors du derby d’attelage. Nous tous, membres du Club des Cavaliers de Ste-Catherine souhaitons le plus grand succès aux organisateurs et la meilleure chance à tous nos compétiteurs. Nous vous invitons à venir en grand nombre les supporter et les encourager en assistant à ce spectacle des plus enlevants qui saura sans aucun doute vous séduire.

Bon rodéo à tous!

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


Avril 2014


N’est pas cheval de trail qui veut!!!!

Sous ses airs récréatifs, la randonnée équestre communément appelée ¨trail¨ est une discipline beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Souvent mésestimé, ce sport exige pourtant de nombreuses qualités tant au niveau du cheval que du cavalier.

En premier lieu, il faut comprendre qu’à l’état naturel le cheval est une proie. En cas de danger, son instinct lui dicte : sauve-toi d’abord et pense après, sinon…tu es mort! En effet, la fuite est son premier réflexe et c’est pour lui une question survie, malheur à l’intrépide! De plus, le cheval est un animal grégaire. En ce sens, il recherche la compagnie de ses congénères auprès desquels il trouve la sécurité. Seul ou isolé des siens, le cheval se sent bien vulnérable.

Toutefois, un bon cheval de randonnée doit être sécuritaire pour son cavalier et pour ce faire, il doit apprendre à maîtriser ses peurs, même si son instinct lui dicte le contraire. Devant un chevreuil qui traverse le sentier ou une perdrix qui lève tout à coup, il doit garder son calme. Au passage du camion qui arrive dans un nuage de poussière ou devant tout autre véhicule bruyant, il doit rester impassible. Peut importe l’obstacle, un bon cheval de randonnée ne doit pas s’emballer et prendre la fuite, il en va de sa sécurité et de celle de son cavalier. Connaissant sa frileuse nature, imaginez combien il peut être ardu de transformer cet adorable froussard en un courageux partenaire de loisirs. Ceci étant fait, la tâche ne s’arrête pas là, car la randonnée a bien d’autres exigences. Elle réclame du cheval un bon équilibre psychologique, une grande faculté d’adaptation, de la patience et de la tolérance ainsi qu’un caractère souple. Ces qualités lui sont primordiales, car en randonnée le cheval évolue dans un environnement totalement imprévisible et incontrôlable où il est amené à rencontrer nombre d’objets étranges, à fouler des sols suspects et à entendre des bruits inconnus. De plus, il doit emprunter fossés, montées, descentes, passes étroites et chemins hasardeux sans hésitation. Il doit croiser et côtoyer d’autres chevaux inconnus sans témoigner d’agressivité ou de crainte. De même, il doit rester calme et sans tirer à l’attache lorsque son cavalier décide de faire escale en cours de chemin.

À première vue, plusieurs ont l’impression que n’importe quel cheval bien conformé peut convenir en randonnée. Il est vrai que le cheval de randonnée n’a pas besoin de pedigree et n’a pas à arborer de caractéristiques physiques particulières. Sa grandeur, sa grosseur et sa couleur importent peu, pas plus que son allure ou son élégance. Dans cette discipline équestre, ce sont les qualités du cœur et de l’être qui priment et elles sont beaucoup plus difficiles à trouver, car elles sont imperceptibles à l’œil.

Voilà pourquoi, contrairement à la croyance, n’est pas cheval de trail qui veut!!!!!!

Sylviane Gagné
Club des cavaliers de Ste-Catherine

 


Octobre 2013


Confiance et respect, un gage de succès!

Dans le monde des chevaux, confiance et respect sont deux mots qui sont d’une grande importance. Sans ces deux éléments, il est pratiquement impossible pour le cavalier et le cheval d’établir un lien solide et de former une bonne équipe. Autant pour la sécurité de l’un que de l’autre, le cheval et le cavalier doivent apprendre à se faire confiance. Or, ce n’est pas toujours chose facile. Dans l’ordre naturel, l’un étant proie et l’autre prédateur, il n’est pas toujours évident pour eux de se comprendre. Animal de proie, le cheval n’est pas très bavard. Par exemple, il n’exprime pas sa douleur par un cri ou un grognement comme le ferait un chien, mais il utilise plutôt un langage corporel très perceptible par ses congénères. Pour le cheval, le moindre mouvement a sa signification et c’est pourquoi il est très sensible à nos agissements. Son attitude est grandement influencée par nos comportements. Ainsi donc, le cavalier qui a peur aura de fortes chances de transmettre un sentiment d’insécurité à sa monture car notre corps transmet nos émotions. Pour cette raison, le cavalier doit en toutes circonstances et dans la mesure du possible garder son sang-froid et agir avec calme et douceur.

Quant au respect, en plus d’assurer la sécurité de chacun, il est essentiel à l’harmonie de l’équipe cavalier-cheval. À l’état naturel, le cheval vit en harde et chaque individu a son rang. Certains chevaux sont dominants alors que d’autres sont dominés mais tous sont sous l’autorité d’un seul ¨leader¨ à qui ils se soumettent et obéissent aveuglément. Mais attention, ce dernier n’est pas un tyran! Il respecte et protège chacun des membres de la harde, quel que soit son rang. C’est donc en tant que ¨leader¨ que le cavalier doit s’imposer. Le cheval reconnaissant l’homme comme tel se sent rassuré par la présence de ce dernier et sait davantage gérer ses peurs. Ainsi, il devient plus confiant et adopte les attitudes de respect envers son cavalier qu’il considère comme son protecteur.

Autant le cheval doit respecter et avoir confiance en son cavalier, autant le cavalier doit faire de même envers son cheval. Un cavalier qui n’a pas confiance en sa monture se voit hésitant, voire même craintif, ainsi les performances équestres des compétiteurs en sont fortement affectées et le plaisir des randonneurs en est grandement diminué. Quant au cavalier qui manque de respect envers son cheval, il ne connaîtra jamais le bonheur de faire équipe avec celui-ci.

Établir la confiance et instaurer un respect mutuel entre deux êtres si différents exige attention, compréhension et patience mais c’est peu donné pour profiter des bénéfices d’une relation si forte.

Confiance et respect deux mots qui sont gage de succès pour tous les cavaliers qui désirent faire équipe avec leur cheval.

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


Septembre 2013


La petite histoire d’un grand club

 Il y a de cela plus de 30 ans, un groupe de passionnés décidèrent de s’investir pleinement afin de fonder une association qui pourrait rassembler tous les adeptes du sport équestre de la région. Chacun y mit un morceau de son cœur et consacra sans compter temps et labeur à la réalisation de ce projet. C’est ainsi qu’est né le Club des Cavaliers de Ste-Catherine, fruit d’une passion qui persiste encore aujourd’hui.

La concrétisation de ce projet est avant tout une réussite collective, puisque rien n’aurait été possible sans le nombre incalculable d’heures de travail offertes par de nombreux bénévoles et sans la très grande implication des administrateurs qui siègent au conseil d’administration, sans la précieuse collaboration de tous les propriétaires terriens qui nous accordent un droit de passage, sans l’appui de la ville de Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et sans le support que nos commanditaires nous apportent au fil des ans. Nous vous en sommes tous reconnaissants.

D’une dizaine de membres à l’origine, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine compte aujourd’hui plus de 200 cavaliers et meneurs de tout âge, du plus expérimenté au novice récemment initié aux plaisirs équestres. Au départ, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine avait pour but d’offrir aux membres des sentiers hivernaux. Par nécessité, il est devenu depuis l’automne 2002 un club opérant à l’année. En effet, l’intérêt croissant des adeptes de chevaux devant la beauté et la qualité de nos sentiers s’est traduit par l’augmentation des membres du club. De ce fait, l’établissement d’un réseau de sentiers bien structuré, sécuritaire et praticable à l’année est devenu essentiel. Fort de ses membres, le club déploie énergie et ressources afin d’assurer l’entretien et l’amélioration constante de ce réseau. Au fil des ans, des bénévoles armés de passion ont su protéger et sauvegarder ce milieu dont nous pouvons tous profiter aujourd’hui et dont nous sommes tous riches. Nous souhaitons ardemment que les générations futures puissent hériter et profiter de ce même privilège.

Soucieux de l’environnement et d’autrui, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine s’est doté d’un code d’éthique rigoureusement observé par ses membres qui peuvent ainsi randonner en toute sécurité et dans le respect d’autrui. Outre les activités organisées pour ses membres, le club, en bon citoyen, tient à faire connaître et partager l’objet de sa passion avec la communauté. Chaque année, le club organise des activités ouvertes à tous les citoyens comme la journée familiale qui se tient l’été au Parc de L’Hirondelle, le « sleigh ride » aux flambeaux qui a lieu depuis plusieurs hivers et le 24 décembre, la distribution de cadeaux par le Père Noël du club pour les enfants qui résident dans le secteur de la rue Grand Pré. Le Club s’implique également de façon bénévole dans plusieurs autres évènements organisés par la municipalité ou d’autres organismes. En effet, c’est avec plaisir que nos membres participent chaque année à la parade des Chevaliers de Colomb ainsi qu’à la parade du Festival Western de Ste-Catherine.

Nous avons également participé au défilé qui s’est tenu dans le cadre de la série télévisée la Petite Séduction. Et dernièrement, nous avons été heureux d’apporter notre contribution à la réussite de la journée d’accueil des nouveaux arrivants qui avait lieu le 18 août au Parc du Grand Héron.

Bien que le Club des Cavaliers de Ste-Catherine recrute principalement ses membres parmi les cavaliers propriétaires d’un cheval dans la région, il permet également l’adhésion à ceux dont les chevaux sont à l’extérieur de la municipalité ainsi qu’aux personnes qui pratiquent un sport équestre avec le cheval d’un membre.

Et voilà! C’était la petite histoire d’un grand club.

 

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


Février 2013


Ainsi va la vie!

 C’est la nuit et dans l’écurie tous les chevaux sont calmes sauf ma maman. Elle ne cesse de tourner en rond, gratte le sol, se couche puis se relève et ça recommence. Ça devient étourdissant à la longue. Soudain, je me sens bousculée. À l’intérieur, tout se met à bouger et en moins de temps qu’il faut pour le dire, hop! me voilà à l’extérieur au côté de ma maman. Fatiguée, elle reste couchée près de moi pendant un moment. Elle m’observe, me lèche et me réchauffe de son souffle. J’entends son doux hennissement qui me rassure. Après 11 mois d’attente, me voici enfin au monde!

Quelques efforts pour me hisser sur mes jambes et j’ai droit à mon premier repas, le colostrum. Quel régal! Il parait que ce premier lait est vital pour moi car il est très concentré en anticorps et va me permettre de lutter contre la maladie. Tous les jours des gens viennent nous voir maman et moi. Ce sont mes propriétaires mais aussi mes amis. Ils m’ont surnommé affectueusement Mia et je crois qu’ils sont très heureux de ma présence. La vie est douce auprès de maman et mes amis. Grâce à leurs bons soins, je grandis très rapidement. En un mois j’ai pratiquement doublé mon poids. Les jours coulent et les mois passent. J’ai maintenant 3 mois et je déborde d’énergie.

Je passe toute la journée dehors avec maman qui commence à être exaspérée de me voir courir, ruer et cabrioler autour d’elle. À 5 mois c’est le sevrage, c’est-à-dire qu’on me croit assez grande pour me nourrir seule et laisser ma mère un peu tranquille. Mes amis me mettent donc au champ avec d’autres pouliches pour y passer l’été. Oh bien sûr, au début je ne suis pas d’accord mais j’ai vite fait d’oublier ma peine en goûtant l’herbe tendre et en jouant avec mes nouvelles compagnes.

L’une d’elles se nomme Peggy. Ensemble nous avons passé l’hiver au grand air dans un enclos où il y avait un abri spécialement aménagé pour nous. Qu’est-ce qu’on s’est amusé toutes les deux! Nous avons couru, gambadé et sauté dans la neige tout l’hiver. Ainsi, nous avons développé notre musculature et nous voici maintenant plus grandes et plus fortes. Au printemps j’aurai un an et Peggy en aura deux. Ce sera pour elle, le temps d’apprendre un métier. Et oui, c’est comme ça! Nous aussi ont a nos métiers.

Il y en a qui sont spécialisés dans la randonnée. On les appelle ¨cheval de trail¨. Il faut être très courageux pour exercer ce métier car on doit faire face à toutes sortes de situations sans avoir peur. Il faut aussi avoir le pied sûr et accepter de passer partout sans hésiter. D’autres chevaux se spécialisent dans la compétition. Pour cela, il faut avoir des qualités particulières parce que chaque discipline a ses exigences. Pour la course, il faut être très rapide et savoir courir sans se fatiguer. Pour la performance, il faut être très obéissant et savoir exécuter toute sorte de mouvements sur commande. Pour le rodéo, il faut être très volontaire et savoir faire la bonne manœuvre juste au bon moment. Il y a une foule d’autres métiers tous aussi fascinants les uns que les autres. Mais moi je ferai comme maman, une championne aux courses de barils! Pour cela, il me faudra être très rapide et aussi très agile car je devrai courir le plus vite possible et contourner les barils sans en faire tomber un seul. Avant de devenir championne comme maman il me faudra beaucoup d’entrainement mais d’ici là je continue à m’amuser car ce n’est qu’à deux ans, lorsque je serai grande, que mes amis commenceront à m’apprendre le métier.

Tout au long de ma vie, je serai certainement appelée à voir d’autres horizons et peut-être à exercer d’autres métiers. Je demeurerai peut-être en d’autres lieux et je connaîtrai d’autres gens, mais je souhaite et j’espère ardemment que toujours ils sauront m’aimer, tout autant que m’ont aimé ma maman et mes amis.

 

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


Décembre  2012


Simplement, Merci!

Nous voici enfin arrivés aux portes de l’hiver. Dans son blanc manteau la nature sommeille, tandis que pour nous cavaliers de Sainte-Catherine c’est l’éveil d’une saison pleine d’activités. Depuis quelque temps on s’affaire à préparer cette belle saison, les traineaux et les carrioles sont fin prêts et les chevaux parés pour l’hiver trépignent d’impatience de parcourir les sentiers enneigés. Voici donc une saison prometteuse qui s’annonce encore une fois sous le signe de la gaieté et nous comptons bien en profiter.

À l’agrément, s’ajoute la magie du temps des fêtes qui approche. Voici donc un moment propice pour s’arrêter un peu, le temps de réaliser et d’apprécier ce cadeau qui nous est offert. C’est grâce à lui que nous avons tous la chance de pratiquer le sport que nous chérissons, et ce, à longueur d’année dans un merveilleux environnement. Empreint de générosité, ce présent est indispensable à la survie du Club des Cavaliers de Ste‑Catherine et nous est offert par des gens que l’on appelle « bénévoles ». Animés par la passion et l’altruisme, ces gens nous font don de leur temps sans compter et nous en profitons tous. Ils sont l’essence même du Club des Cavaliers de Sainte-Catherine car depuis le commencement, des bénévoles siègent au sein du comité exécutif et assurent le bon fonctionnement du club. L’apport bénévole est indispensable tant pour l’aménagement, l’entretien et la réfection des sentiers que pour l’organisation d’évènements ou d’activités. Ces gens, ce sont souvent nos membres, parfois nos amis, ou alors une simple connaissance ou bien encore un inconnu partageant la même passion que nous. Ce peut-être vous et moi, car le bénévolat est ouvert à tous.

En cette période des Fêtes propice à la reconnaissance et aux remerciements, je désire exprimer au nom tous les membres du Club des Cavaliers de Ste-Catherine, toute notre gratitude et notre reconnaissance envers nos bénévoles pour leur implication et leur engagement. Sans l’acharnement et le travail de plusieurs personnes et sans la générosité des propriétaires terriens qui permettent aux membres du club l’accès sur leurs terres, rien n’aurait été possible. C’est pourquoi, en cette saison des fêtes, notre pensée se tourne avec gratitude vers ceux et celles qui ont contribué à notre essor. Et c’est dans cet esprit, que du fond du cœur, nous vous disons en toute simplicité, Merci!

À l’occasion de Noël et du Nouvel An, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine tient à offrir à tous ses meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité.

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


Août 2012


Le cheval…tout un monde!

Outre les adeptes, bien des gens gravitent autour du monde du cheval. Autrefois, ce fier sauvage pouvait passer sa vie à parcourir les plaines sans jamais apercevoir l’ombre d’un humain. Mais aujourd’hui il en est tout autrement. Son statut d’animal domestique a radicalement changé sa vie. Désormais, il doit compter sur l’homme pour assurer sa subsistance. Heureusement, ce dernier n’a pas failli à la tâche et n’a de cesse d’améliorer les moyens d’y arriver. Ainsi, existe-t-il aujourd’hui de nombreux métiers en rapport avec les chevaux. Les gens qui les exercent en font une véritable vocation et leur travail est essentiel au bien-être de cet animal captivant.

Pour en énumérer que quelques-uns, citons le maréchal-ferrant qui est en quelque sorte l’orthopédiste de la gente équine. À tous les 6 à 8 semaines environ, il pare et ferre les pieds du cheval et rectifie au besoin les défauts d’aplombs. Le vétérinaire quant à lui est un véritable médecin-spécialiste. Du poulain à l’adulte et du cheval de loisir au cheval de compétition, tous recourent à ses compétences. Pour ce qui est du palefrenier, il consacre une grande partie de son temps au nettoyage des écuries afin d’assurer le confort du cheval et peut même dans certain cas prendre part au dressage et à la monte des chevaux.

Si le bien-être du cheval est important, son éducation l’est tout autant. Le développement constant de nouvelles techniques de dressage le démontrent bien. En effet, l’essor fulgurant qu’a connu le domaine de l’équitation au cours des dernières décennies a engendré une telle variété de pratiques qu’il est aujourd’hui, devenu indispensable d’adapter les techniques de dressage et d’entraînement en fonction de la discipline équestre exercée. Ainsi donc, plusieurs dresseurs et entraîneurs sont devenus des “maîtres” dans leur art et vouent leur carrière à l’amélioration et au perfectionnement constant de leur méthode respective. Même les éleveurs sont aujourd’hui de plus en plus spécialisés. Mettant la science génétique à leur profit, ils parviennent à développer des lignées de chevaux qui, dès leur plus jeune âge, démontrent des qualités et des aptitudes certaines pour performer dans une discipline précise.

Le monde du cheval c’est également le pivot d’une industrie florissante et en pleine effervescence qui génère de grandes retombées économiques et crée plusieurs emplois. Que ce soit au niveau de l’alimentation, des soins ou de l’équipement, l’industrie du cheval est en constante évolution. L’alimentation est une grande source d’intérêt et fait l’objet de nombreuses études. Le cheval de sport n’ayant pas les mêmes exigences que le cheval de loisir ou le cheval de travail. Sans cesse, de nouveaux produits apparaissent sur le marché afin d’adapter de mieux en mieux les sources d’énergie aux besoins créés par les exercices spécifiques. Quant à l’équipement, il est de plus en plus sophistiqué autant pour le cavalier que pour le cheval. Aujourd’hui, des commerçants de plus en plus nombreux, se spécialisent dans le domaine équestre et offrent à leur clientèle des produits de très haute qualité et conçus en fonction de la pratique.

Il y a aussi des clubs équestres regroupant les passionnés de chevaux tel les Cavaliers de Ste-Catherine, des centres de formation et des écoles pour assurer la formation des futurs cavaliers ou encore des associations pour promouvoir et encourager le développement du sport et il y a encore ceci et cela, etc. etc. etc. Faire l’énumération de tout ce qui constitue le monde du cheval serait beaucoup trop long, car assurément; le cheval c’est tout un monde!

 

 

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


Avril 2012


30 ans déjà!

C’est le 17 mars dernier à la salle Anne-Hébert, lors d’une soirée organisée à cet effet que les membres et amis du club ont dignement célébré les 30 ans d’existence du Club des Cavaliers de Ste-Catherine.

En effet, il y a de cela 30 ans, un groupe de passionnés décidèrent de s’investir pleinement afin de fonder une organisation qui pourrait rassembler tous les adeptes du sport équestre de la région. Chacun y mit un morceau de son cœur et consacra sans compter temps et labeur à la réalisation de ce projet. C’est ainsi qu’est né le Club des Cavaliers de Ste-Catherine, fruit d’une passion qui persiste encore aujourd’hui.

 La concrétisation de ce projet est avant tout une réussite collective, puisque rien n’aurait été possible sans le nombre incalculable d’heures de travail offertes par de nombreux bénévoles, sans la très grande implication des administrateurs qui siègent au conseil d’administration, sans la précieuse collaboration de tous les propriétaires terriens qui nous accordent un droit de passage, sans l’appui de la ville de Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et sans le support que nos commanditaires nous apportent au fils des ans. Nous vous en sommes reconnaissants.

 D’une dizaine de membres à l’origine, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine compte aujourd’hui plus de 200 cavaliers et meneurs de tout âge, du plus expérimenté au novice récemment initié aux plaisirs équestres. Au départ, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine avait pour but d’offrir aux membres des sentiers hivernaux. Par nécessité, il est devenu depuis l’automne 2002 un club opérant à l’année. En effet, l’intérêt croissant des adeptes de chevaux devant la beauté et la qualité de nos sentiers s’est traduit par l’augmentation des membres du club. De ce fait, l’établissement d’un réseau de sentiers bien structurés, sécuritaires et praticables à l’année est devenu essentiel. Fort de ses membres, le club déploie énergie et ressources afin d’assurer l’entretien et l’amélioration constante de ce réseau. Au fils des ans, des bénévoles armés de passion ont su protéger et sauvegarder ce milieu dont nous pouvons tous profiter aujourd’hui et dont nous sommes tous riches. Nous souhaitons ardemment que les générations futures puissent hériter et profiter de ce même privilège.

 Soucieux de l’environnement et d’autrui, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine s’est doté d’un code d’éthique rigoureusement observé par ses membres qui peuvent ainsi randonner en toute sécurité et dans le respect d’autrui. Outre les activités organisées pour ses membres, le club, en bon citoyen, tient à faire connaître et partager l’objet de sa passion avec la communauté. Chaque année, le club organise des activités ouvertes à tous les citoyens comme la journée familiale qui se tient l’été au Parc de L’Hirondelle et le « sleigh ride » aux flambeaux qui a lieu depuis plusieurs hivers. Nous tenons d’ailleurs à remercier les résidents d’avoir répondu à notre invitation en si grand nombre et nous espérons que ces activités auront su vous plaire.

 Bien que le Club des Cavaliers de Ste-Catherine recrute principalement ses membres parmi les cavaliers propriétaires d’un cheval dans la région, il permet également l’adhésion à ceux dont les chevaux sont à l’extérieur de la municipalité ainsi qu’aux personnes qui pratiquent un sport équestre avec le cheval d’un membre.

Pour en savoir davantage, nous vous invitons à visiter notre site internet www.cavaliersstecatherine.com

Bon 30e anniversaire et longue vie au Club des Cavaliers de Ste-Catherine!

 

 

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


Février 2012


 Les pouvoirs du cœur !

En ce mois de la Saint-Valentin, permettez-moi de vous raconter une histoire de cœur. Comme bien d’autres histoires elle commence par ; il était une fois un prince… Mais ne vous y trompez pas, car il ne s’agit pas d’un conte de fées, mais d’une histoire vraie qui confirme bien le vieil adage ; tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! Cette histoire est celle de Prince, un valeureux cheval belge qui voulait vivre par‑dessus tout et de Lise et Nancy qui, grâce aux pouvoirs du cœur, ont su lui accorder cette chance.

Contraint de partir au loin pour cause de maladie, le maître de Prince dut se résigner à le confier à un fermier qui pourrait en prendre soin jusqu’à son retour. Le maître partit et le fermier plaça Prince dans un beau grand champ. Tout allait bien jusque-là. Prince passait ses journées à brouter l’herbe et à se faire chauffer au soleil. Puis l’automne arriva ainsi que les problèmes. Le fermier jugea que Prince disposait d’une trop grande liberté et l’enferma dans la grange. Prince n’aimait pas demeurer à l’intérieur et demandait sans cesse à sortir, alors le fermier l’attacha dans un ¨entre-deux¨. Mais l’étable avait été conçue pour des vaches et non pour des chevaux de la taille de Prince. Le pauvre qui avait toujours les pieds dans le dalot y était inconfortable. Comme Prince n’avait plus accès à son pâturage, le fermier se devait de le nourrir. Ça fait bien deux ou trois ans que je n’ai plus d’animaux se dit le fermier, mais le foin qui me reste doit être encore bon pensa t’il. Pauvre Prince, pas de bon foin, attaché dans un entre-deux trop petit pour lui, pas de place pour mettre ses pieds, il ne peut y avoir pire ! Hélas, il y a pire. Arrive l’hiver et comme la grange n’est pas chauffée, l’eau gèle. Le fermier apporte à Prince un seau d’eau par jour, mais c’est bien loin d’être suffisant pour un cheval belge. Peu à peu, le fermier délaisse l’entretien quotidien et la situation s’empire. Prince commence à maigrir et s’affaiblit de jour en jour.

Au bout d’un certain temps, le maître de Prince revient et constate dans quel piteux état est son cheval. Découragé et ne sachant que faire, il appelle Lise. Il sait qu’elle a une ferme et que les animaux y sont heureux. Lise refuse d’aller le voir, car elle se sait le cœur sensible et ne peut supporter la vue d’un animal souffrant. Elle lui conseille donc de faire appel à un vétérinaire qui pourra abréger les souffrances du pauvre animal. Devant l’insistance du maître qui ne peut se résoudre à faire tuer son cheval, Lise demande à deux de ses amies d’aller voir la brave bête et de lui faire part de la situation. Elles reviennent en lui disant : «Nous n’avons jamais vu un animal en si mauvais état. Certes l’endormir serait le délivrer de ses souffrances, mais dans ses yeux nous avons vu une telle volonté de vivre ! Il faut absolument que tu viennes le voir». Sur ce, Lise se rend voir Prince. Au premier regard Lise a perçu l’étincelle dans les yeux de Prince. Elle a bien compris qu’il avait le goût de vivre et décida d’essayer de le sauver malgré le sombre pronostic du vétérinaire. Prince est déshydraté et n’a plus de masse musculaire. Ses sabots sont pourris et il a des poux de la tête aux pieds. Ses os n’ont plus de calcium et ses pattes de derrière ne fonctionnent plus normalement et de plus, il est vieux. Lise décide quand même de l’emmener chez elle et de lui offrir sa chance.

Ce jour fut déterminant dans la vie de Prince. Non seulement il changeait de maître et de logis, mais le destin plaça sur sa route une bonne fée nommée Nancy. Celle-ci en était à sa première journée de travail chez Lise. Dès qu’elle aperçut Prince, elle vit dans ses yeux tant d’amour et de douceur qu’elle le trouva beau et ce, malgré sa maigreur et son poil terne. Ce fut le début d’une longue histoire d’amour entre Prince et Nancy. Autant Nancy fut une fée pour Prince, autant Prince fut un ange pour Nancy, car à cette époque Nancy vivait durement le deuil de son père et sa vie n’avait plus beaucoup de couleur. Le coup de foudre fut plus qu’évident. Deux êtres vivants ayant besoin d’être sauvé l’un et l’autre venaient de se rencontrer et d’une certaine façon allait s’aider mutuellement à traverser de dures épreuves.

Je ne vous ai pas raconté combien, le chemin vers la guérison fut difficile. Cependant, les efforts n’ont pas été vains, car Prince augmenta son poids de  500 livres et son état s’améliora de jour en jour. Il pouvait enfin galoper et ¨bronquer¨ aisément dans le paddock et terminer heureux sa vie de cheval. Arrivé au bout de sa route, Prince s’est éteint doucement chez lui. C’est grâce aux pouvoirs du cœur que Lise et Nancy ont sauvé ce cheval et pour elles, chaque année passée avec leur beau Prince fut un véritable cadeau de la vie.

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


 Décembre 2011


 Chevaux et légendes

 

Depuis la première fois qu’il a posé ses yeux sur lui, le cheval a fasciné l’homme. De par le monde entier sont nés contes et légendes que le cheval a inspiré par sa force, sa grâce et sa beauté. Qui d’entre nous n’a pas dans ses souvenirs d’enfance une licorne qui caracole, un cheval ailé aussi rapide que le vent, ou bien un destrier fantastique doué de pouvoirs exceptionnels? Le cheval et le rêve sont deux mondes qui s’unissent parfaitement pour créer les plus fantastiques légendes. Ces contes qui naissent un peu comme les poulains, sans bruits et à la lueur de la lune.

Bien qu’elle origine du Québec, on n’entend presque plus parler de nos jours, de la légende des chevaux lutinés. Eh bien, en ce temps des fêtes, moment propice au rêve et à l’imaginaire, permettez-moi de vous raconter cette légende de chez nous.

Il paraît qu’autrefois, deux chasseurs de canards qui s’étaient attardés le soir auraient vu passer à l’épouvante des chevaux montés par des lutins. En effet, ces petits êtres qui aimaient beaucoup les chevaux se faufilaient dans les écuries à la nuit tombée. Ils passaient de longues heures à lustrer le poil des chevaux et à tresser leur crinière. Les tresses étaient tellement fines et serrées qu’il était difficile de les défaire par la suite. Les lutins, du fait de leur petite taille, s’en servaient comme étriers pour monter sur le dos des chevaux. Ainsi agrippés, ils chevauchaient follement toute la nuit et au matin venu, ils nourrissaient les chevaux d’un plat d’avoine chaude pour que ces derniers reprennent leurs forces. On raconte que les chevaux ainsi tressés étaient fort estimés et on les vendait très cher, car ils avaient été choisis par les lutins pour leur vaillance et leur rapidité. Selon la croyance, si on détresse la crinière d’un cheval lutiné, il maigrit et tombe malade. Mais si on ne le détresse pas, il devient bien beau et bien gras. Alors, si par un bon matin vous apercevez quelques tresses à la crinière d’un cheval, dites-vous bien que les lutins ne sont pas loin!

En cette période des fêtes, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine souhaite à chacun, un joyeux Noël rempli de paix, d’amour, de joie, et tient à remercier par la même occasion, tous ses membres, les propriétaires terriens ainsi que tous ses bénévoles du soutien apporté tout au long de l’année.

Sans vous, rien ne serait possible.!

 

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


 Octobre 2011


 Ce texte est l’histoire d’un ami, c’est en partie la mienne et c’est peut-être aussi la vôtre ou celle d’une personne que vous connaissez. C’est l’histoire de l’accomplissement d’un rêve caressé par plusieurs d’entre nous :
l’achat d’un premier cheval.

À la rencontre de Tigalo


Vous vous demandez c’est qui Tigalo? Eh bien c’est mon copain. Nous nous connaissons depuis des années et ensemble nous avons parcouru des milliers de kilomètres. Je me souviens du jour où nous nous sommes rencontrés. En ce temps-là moi j’étais un débutant, mais pas Tigalo ! Lui il avait de l’expérience et plus d’un tour dans son sac.

Depuis longtemps je rêvais d’avoir un cheval et le temps était venu. Fallait simplement trouver le bon. Simplement vous dites ? Pas si simple que ça quand on est un débutant. D’abord, on fait comment pour acheter un cheval ? Il y en a des petits, des gros, des grands, des bruns, des noirs, des blancs, des vieux, des jeunes, des juments, des hongres et aussi des étalons . Il y a de quoi s’y perdre à la fin !!!

La meilleure façon paraît-il, c’est de se faire conseiller par quelqu’un qui connaît ça. Aussitôt dit, aussitôt fait. Pour être certain de mon coup, j’ai consulté plein de gens et me voilà plein de conseils. Achète un quater-horse c’est versatile, prends un appaloosa il a le pied sûr, choisi un arabe c’est résistant, cherche un canadien c’est fort. Ne le prends pas blanc c’est salissant, ni noir c’est poussiéreux, et sorel c’est pas assez original. Achète une jument tu pourras la faire pouliner, achète un hongre son tempérament est plus stable. Achète celui-ci ! Achète celui-là ! Bref, me voici bien renseigné, mais pas plus avancé. Parce que maintenant, je ne sais plus quoi acheter et encore moins qui ! Car, imaginez-vous donc, ces gens connaissent tous de bons chevaux à vendre. Des chevaux de gymkhana, des chevaux de performance, des chevaux de ropping, de reining, de trail, d’attelage, de saut, de dressage, de licou et j’en passe. J’en demandais pas tant moi! Ce que je veux, c’est juste un cheval.

Avec tout mon nouveau savoir, je me lance enfin à la recherche du cheval idéal. Un bon matin en lisant mon journal, je tombe sur une petite annonce qui dit : «Cheval à vendre, beau, bon, pas cher». Voilà ce qu’il me faut ! J’appelle et sans tarder, je saute dans ma voiture. C’est un peu loin, mais la distance n’a pas d’importance lorsqu’il s’agit de trouver le cheval de ses rêves. Après plusieurs heures de route me voici enfin arrivé. Un homme vient à ma rencontre. Je suis tellement excité que j’en oublie les usages. Avant même de me présenter, je m’empresse de lui crier à l’autre bout du terrain : «je viens voir le cheval à vendre, il est où ?». Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’il pointa du doigt un petit cheval poilu qui avait l’air d’avoir cent ans. Un peu déçu, je décide de l’essayer quand même, on ne sait jamais ! À la monte, il ne bouge pas du tout. Ça commence bien ! Par contre, il ne veut pas bouger non plus lorsque je lui demande le pas ou le trot. Quant au galop… jamais réussi à le faire partir ! Bien sûr, il y a certains avantages, car à cette hauteur et à cette vitesse, je ne risque pas de me faire bien mal si je tombe. Finalement, j’ai dit au vendeur que j’allais y penser et je suis reparti au plus vite.

Pendant des semaines j’ai poursuivi mes recherches.  J’en ai vu qui étaient presque parfaits, ils étaient beaux et bon, pure race avec pedigree à l’appui. Le seul hic, pas assez de sous dans mon cochon ! Puis il y en avaient d’autres qui étaient beaux et pas trop cher. Mais là aussi il y a un hic ! Avec eux ce n’était pas de la balade, ça ressemblait plutôt à de la cascade. En paddock j’avais l’air d’une balle de ping-pong, alors imaginez un peu en trail!

Finalement, un ami arrive un jour en me disant qu’à son écurie il y avait un cheval à vendre et que son propriétaire qui se voyait obligé de s’en départir cherchait un acheteur qui en prendrait bien soin. Cet ami m’assure qu’il s’agit d’un cheval ¨full¨ gentil, pas pire et en bonne santé. Mais je sais maintenant que ce qui est ¨full¨ gentil et ¨full¨ bon pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. Déterminé à trouver, je décide d’aller voir. Le lendemain, j’arrive à l’écurie accompagné de mon ami. Nous rencontrons le propriétaire qui nous présente fièrement son cheval. C’est un pas pire cheval sorel, comme il y en a partout, mais chez lui, je remarque un regard plein de douceur.
«Il est curieux et espiègle, mais c’est un cheval tout à fait calme et amical» m’assure le vendeur. Voyons voir ça ! Bien sûr je demande au vendeur de le monter en premier, histoire de savoir dans quoi et sur quoi j’embarque. Pas, trot, galop, tourne ici, tourne là et arrête. Encore une fois, ça parait facile. Habituellement c’est quand vient mon tour que ça se complique. Démonstration faite, c’est un cheval ¨full¨ gentil (pour lui). Voyons voir ce qu’il en sera pour moi ! Pas, trot, trot, TROT…. galop, tourne ici (j’ai dit ici) et tourne là. Oh bien sûr, il y a bien quelques hésitations, mais dans l’ensemble tout va bien et surtout, je me sens bien et en confiance sur ce cheval. Au fond de moi, je sens que nous nous entendrons bien et que nous formerons une bonne équipe. Le voici, le voilà! C’est lui mon bon cheval, je l’ai enfin trouvé. Bien sur, ce n’est pas le plus beau ni le plus grand, mais c’est le plus gentil, et pour moi, d’entre tous ceux que j’ai vus, c’est lui le meilleur.

Je n’ai jamais eu à regretter ce choix, car depuis ce jour, Tigalo et moi nous formons la paire. Ensemble nous avons traversé les années. Nous avons vécu mille et une aventures et encore bien d’autres nous attendent.

Mais ça, c’est une autre histoire… !

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine

 


 Septembre 2011


 Une place parmi nous!

Il fut un temps pas si lointain où le cheval était roi. Bien que son histoire ait marqué l’univers et que ses origines se perdent à travers les âges, il n’a fallu que quelques décennies pour que son règne utilitaire s’achève. Tout d’abord cheval sauvage, il a été la proie de l’homme. Plus tard, attelé ou monté il devient une véritable machine de guerre aidant l’homme à conquérir et fonder de vastes empires et ce, trop souvent au prix de sa vie. Il devient par la suite transport et compagnon de travail du paysan. Attelé à la charrue, il défrichera la terre pour lui donner vie. À cette époque, il fait partie intégrante du quotidien de l’homme et leurs destins sont étroitement liés. De nos jours, certains ont encore la chance d’avoir des souvenirs de cette époque. Doux souvenirs que sont ceux du cheval du laitier s’arrêtant à chaque porte avant même qu’on le lui demande, des chevaux de labours qui vaillamment travaillaient dans les champs ou bien du cheval attelé sur la belle voiture du dimanche pour se rendre à l’église. Maintenant remplacé par la machine, ce magnifique animal mérite encore une place parmi nous. Que ce soit comme compagnon de loisirs ou comme partenaire de compétition et même comme thérapeute pour les enfants handicapés ou en difficulté, encore, maintenant et toujours, le cheval enrichit la vie de l’homme.

Plusieurs d’entre nous membres du Club des Cavaliers de Ste-Catherine peuvent témoigner de ce fait. Certains vous diront qu’une balade à cheval est le meilleur remède au stress et à la fatigue d’une dure journée, d’autres vous diront que les tracas et les peines s’apaisent au contact de leur fidèle compagnon et tous vous affirmeront qu’il n’est de plus agréable façon de se tenir en forme et de se garder en santé. L’équitation est un sport bénéfique non seulement pour le corps, mais aussi pour l’esprit. À ses adeptes, l’équitation enseigne la patience, la persévérance et le respect autant envers l’animal qu’envers autrui. Nous croyons que dans un monde où tout va à la vitesse de la machine et des ordinateurs, il importe de préserver et promouvoir à travers notre sport ces valeurs que nous croyons toujours actuelles.

 Depuis plus de 25 ans, le Club des Cavaliers de Ste-Catherine déploie énergie et ressources afin de préserver et maintenir l’existence et l’attrait du ¨secteur équestre¨, ce petit coin de Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier où l’harmonie et le respect sont omniprésents. Au fil des ans, des bénévoles armés de passion ont su protéger et sauvegarder ce milieu dont nous sommes tous riches. Nous souhaitons ardemment que les générations futures puissent hériter et profiter de ce même privilège grâce à la persévérance des bénévoles à venir, à la généreuse collaboration des propriétaires terriens et à la volonté de chacun d’entre nous de garder une place pour celui qui fut autrefois l’instrument du bâtisseur de Sainte-Catherine-de-Fossambault.

 Le Club des Cavaliers de Ste-Catherine profite de l’occasion pour remercier sincèrement tous les conducteurs de véhicules routiers et récréatifs, de même que tous les piétons et cyclistes pour la prudence et la courtoisie dont ils font preuve lors du passage des chevaux. Ce geste qui assure la sécurité de tous est grandement apprécié, croyez-le bien!

 

Chevalement vôtre!

Sylviane Gagné
Club des Cavaliers de Ste-Catherine